lundi 9 avril 2007
Blanc et Blanc : Blanc sur Rouge et Blanc sur Noir.
Par Anthony Stéphan, lundi 9 avril 2007 à 16:05 :: Société
Blanc et Blanc. J'ai l'intention de voter Blanc aux 2 tours de l'élection présidentielle puisque aucun candidat est en mesure de me convaincre plus de 5 minutes et sur plus de 50% de son programme. Le compromis qu'a accepté de faire Alternative Libérale par son soutien à François Bayrou n'est pas le mien, et un tel grand écart me serait fort douloureux. J'ai vu cet homme à son Congrès national au Zénith et j'ai pu constater qu'il n'avait pas grand chose à dire d'autre qu'il était au centre, que l'avenir s'y trouvait et qu'il fallait d'urgence graviter autour de son soleil : 4 mesurettes et aucune posture crédible. Certainement pas celle d'un homme honnête, avec les Français et avec lui même. Je ne crois pas un instant à ce centrisme mou du genou, à ce ni-ni de la Politique qui a finalement peu à proposer au delà d'une hypothétique réforme des institutions, qui pourrait un jour être favorable aux libéraux. Les dernières déclarations de François Bayrou semblent d'ailleurs confirmer qu'ils roulent bien les Français dans la farine. Très peu pour moi, je ne mange pas de ce pain là.
Blanc sur Rouge. 10 candidats anti-libéraux, 5 candidats trotskistes, 0 candidat libéral. Comme dirait Madelin, les anti-libéraux chassent des fantômes. Ghost Busters 2007.
Je remercie le CSA d'imposer ses règles aberrantes aux médias et d'offrir 5/12e de temps de parole de la campagne à ces charlatans d'un autre temps. Bienvenue dans la démocratie totalitaire, bienvenue en France !
La presse internationale est au moins aussi indignée que les libéraux Français et d'une certaine manière, il est rassurant de voir qu'à l'étranger, la teneur surnaturelle de cette élection n'a échappé à personne ! Il est en revanche plus alarmant de constater que cette situation amuse de moins en moins...
Blanc sur Noir. Car la France va assurément droit dans le mur, la situation étant de plus en plus critique : ce n'est pourtant pas faute de tirer la sonnette d'alarme. Trop d'épouvantails sont agités de part et d'autres dans ce pays pour que les idées libérales puissent avoir un écho. Dans cette agonie, le sursaut est improbable et la moraline adoucit les maux... Pour combien de temps encore ?
Je crains désormais qu'il n'y ait qu'une situation de chaos qui puisse amener la France à opérer à un virage à 180° et à faire table rase de son système et de ses institutions. Nul doute que ce chaos attend son heure et approche... comme en témoignent la crise des banlieues et le soulèvement récent à la Gare du Nord (Paris) : la France se révèle être chaque jour davantage une poudrière, la société de la Peur se matérialise. Il y a de quoi être inquiet et il faut bien admettre qu'il serait préférable qu'une "Révolution légale" puisse canaliser ces énergies. Visiblement, les sceptiques sont nombreux et se reconnaissent vite entre eux. Dès lors, "le feu couve sous la cendre", le PS voit juste mais oublie étonnamment d'en assumer sa part de responsabilité. Un peu facile !