Anthony Stéphan

dimanche 17 février 2008

La France regarde l'abîme, l'abîme regarde la France

Il semblerait que la lune de miel de Nicolas Sarkozy avec les Français soit terminée et que le Président s'achemine désormais vers un divorce avec une grande partie de ses électeurs. Rien d'alarmant, si ce n'est que les réformes n'ont pas eu lieu.

Je témoignais en mai 2007 d'une insatisfaction et de bien peu d'espoir pour la suite, il va sans dire que ces quelques mois passés ont largement confirmé ce sentiment. A présent, il est clair que Nicolas Sarkozy est incapable de mener à bien la rupture qu'il a promise aux Français, alors même que ses promesses étaient déjà bien en deça des mesures nécessaires au redressement de la France.

A fortiori, le constat est sans appel : le gouvernement affiche un bilan d'une médiocrité insultante. Beaucoup de problèmes ont déjà été brassés par des commissions inutiles et force est de constater que la cohérence, la clairvoyance et le bon sens n'ont pas profité de l'ouverture. Nos maux font manifestement l'objet d'un traitement ab absurdo. Si l'hyper-activité du Président a pu tromper un temps les Français, il s'avère à présent difficile de ne pas observer que les réformes attendues sont au mieux des demi-mesures, au pire des réformettes avortées sur lesquelles il n'est maintenant plus possible de revenir.
Ainsi, il semblerait que Nicolas Sarkozy soit déjà dans l'impasse et à ce stade, il n'y a plus de procès d'intention, il n'y aura pas de rupture. Faute de courage, de lucidité et de vision politique : Nicolas Sarkozy n'a jamais vraiment eu de vision politique, à l'instar de ses prédecesseurs. Le système ne produit et ne porte aux nues que des traitres opportunistes et des politiques crapuleux, incompétents voire totalement idiots.

A vrai dire, ce n'est pas seulement l'affaire d'un mandat qui tombe à l'eau, mais celle d'un système politique qui vient de faire irrémédiablement faillite. Désormais, les Français ne pourront plus jamais entrevoir dans le système politique actuel la moindre porte de sortie, à moins que la maladie d'Alzheimer fasse un carton d'ici 2012. Autant dire que nous venons tous de perdre à nouveau 5 ans (voire plus encore) alors qu'il n'est pas du tout certain que nous puissions faire l'économie de vraies réformes pendant cette période.
Un remaniement libéral du gouvernement à l'issue des municipales reste tout à fait improbable, l'arrivée de nouveaux collectivistes démagogues l'est en revanche bien moins. Les libéraux ne sont pas en mesure de proposer une alternative, ils n'ont aucune place et marge de manoeuvre dans un système cadenaçé et dirigiste.

Dès lors, il n'y a plus qu'à espérer un effondrement rapide du système car seul le vertige de l'abïme rendra possible la prise de décision rationnelle qui s'impose. A moins que les Français s'emportent d'une furia francese ou encore, abyssus abyssum invocat, qu'ils soient incapables de mettre un terme à leur décadence.


(*) Le titre de ce billet fait référence à l'oeuvre de Friedrich Nietzsche - "Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi".

mercredi 2 mai 2007

Venin gauchiste et fantasme centriste

Je suis tout à fait consterné quant à la tournure prise par cet entre-deux-tours de la Présidentielle.

L'entreprise de diabolisation mise en route par le Parti socialiste à l'encontre du candidat Nicolas Sarkozy est écoeurante et inacceptable. Il est bien connu que la peur (de perdre) engendre la Haine. Faut-il rappeler aux socialistes que l'amplitude du déclin de la France mérite pourtant un peu plus de considération et de sérieux ?
La gauche confirme dans cette dernière ligne droite qu'elle n'a absolument rien d'autre que des menaces à proposer aux Français et qu'elle n'a pas l'intention de faire autre chose que d'agiter des épouvantails. On peut reconnaître qu'elle détient d'ailleurs là un rare savoir-faire !
Dans ces circonstances, il serait suicidaire de lui confier les manettes d'un pays qu'elle a déjà, de surcroît, tant plombé par le passé.

Il en va naturellement de même à propos des accusations à répétition de François Bayrou au sujet d'hypothétiques pressions médiatiques de Nicolas Sarkozy.
Si François Bayrou a des éléments que les Français ignorent, il est à présent urgent qu'il les rende publics. Dans le cas contraire, qu'il s'abstienne de diffamations honteuses, qu'il accepte sa défaite en laissant le second tour aux candidats qui y sont et surtout, par pitié, qu'il prépare un programme pour 2012 !
Je pense que tout ceci n'est une fois de plus pas sérieux et relève du fantasme. BFM et RMC l'ont prouvé en organisant sans difficulté le fameux débat "interdit" entre Ségolène Royal et François Bayrou samedi dernier. Toute une affaire pour entendre Ségolène Royal proposer publiquement à François Bayrou de "dépenser ensemble" l'argent des Français. Nul doute que le contribuable appréciera tant d'enthousiasme et d'ouverture ! Tout ceci est prometteur.
Pour le reste, les médias qui n'ont pas été en mesure de mettre sur pied ce débat sont tout simplement tombés dans l'autocensure. Rien de neuf au sein du quatrième pouvoir !

Je me réjouis de voir ce bal de faux-cul prendre fin dans quelques jours et avec lui, les tractations incompréhensibles, les ralliements de polichinelles, les retournements de veste surnaturels, les lynchages honteux, le matraquage insupportable et le suivisme atterrant des médias.

Il est de plus en plus probable que je revienne sur mon intention de vote du second tour (blanc) pour un vote en faveur du candidat conservateur. Si la rupturette sarkozyste m'apparaît toujours peu convaincante, les lumières de Sully1, Jacques Garello, Jean-louis Caccomo et du dernier numéro de Contribuables associés m'invitent à mettre mes convictions libérales entre parenthèses quelques jours et à épargner (dans une certaine mesure) à la France cinq nouvelles années d'esclavage collectiviste. Une dose qui lui serait sans nul doute fatal comme l'a bien compris l'arriviste socialiste de dernière minute, Jacques Séguéla.

Pour autant, je vois mal comment on peut résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés et que cela soit clair, si je fais ce choix d'ici dimanche, ce ne sera pas un choix de conviction et de soutien.

lundi 23 avril 2007

A quoi peut bien servir un conseil municipal ?

Voilà la question que se pose actuellement un collectif de citoyens d'une petite ville de Bretagne, Trégunc. Et la question mérite en effet d'être posée comme en témoigne le tract disponible ici.

Que ce soit au niveau municipal ou national, nos politiques n'ont de cesse de désigner des coupables et de pointer des boucs émissaires.
Ce collectif a bien compris que ce comportement de fuite n'a d'aussi insupportable, pour le contribuable citoyen, que ce qui lui en coûte.

Cette spoliation étatique que l'on retrouve à tous les niveaux doit être fermement dénoncée. Plus encore, ce racket légal doit cesser de toute urgence, de surcroît quand il n'a pas d'obligation de résultats et qu'il en obtient, sans surprise, de très médiocres : faute de s'investir et d'en avoir la compétence.
Malheureusement, le Tout Etat fait recette en France, cette élection Présidentielle ne manque pas de nous le rappeler.

J'apporte naturellement mon plein soutien à ce collectif dans son combat contre les, très justement nommés, "Pas-nous, pas-nous".
Il est l'heure de passer un salutaire coup de balai printanier !

lundi 9 avril 2007

Blanc et Blanc : Blanc sur Rouge et Blanc sur Noir.

Blanc et Blanc. J'ai l'intention de voter Blanc aux 2 tours de l'élection présidentielle puisque aucun candidat est en mesure de me convaincre plus de 5 minutes et sur plus de 50% de son programme. Le compromis qu'a accepté de faire Alternative Libérale par son soutien à François Bayrou n'est pas le mien, et un tel grand écart me serait fort douloureux. J'ai vu cet homme à son Congrès national au Zénith et j'ai pu constater qu'il n'avait pas grand chose à dire d'autre qu'il était au centre, que l'avenir s'y trouvait et qu'il fallait d'urgence graviter autour de son soleil : 4 mesurettes et aucune posture crédible. Certainement pas celle d'un homme honnête, avec les Français et avec lui même. Je ne crois pas un instant à ce centrisme mou du genou, à ce ni-ni de la Politique qui a finalement peu à proposer au delà d'une hypothétique réforme des institutions, qui pourrait un jour être favorable aux libéraux. Les dernières déclarations de François Bayrou semblent d'ailleurs confirmer qu'ils roulent bien les Français dans la farine. Très peu pour moi, je ne mange pas de ce pain là.

Blanc sur Rouge. 10 candidats anti-libéraux, 5 candidats trotskistes, 0 candidat libéral. Comme dirait Madelin, les anti-libéraux chassent des fantômes. Ghost Busters 2007.
Je remercie le CSA d'imposer ses règles aberrantes aux médias et d'offrir 5/12e de temps de parole de la campagne à ces charlatans d'un autre temps. Bienvenue dans la démocratie totalitaire, bienvenue en France !
La presse internationale est au moins aussi indignée que les libéraux Français et d'une certaine manière, il est rassurant de voir qu'à l'étranger, la teneur surnaturelle de cette élection n'a échappé à personne ! Il est en revanche plus alarmant de constater que cette situation amuse de moins en moins...

Blanc sur Noir. Car la France va assurément droit dans le mur, la situation étant de plus en plus critique : ce n'est pourtant pas faute de tirer la sonnette d'alarme. Trop d'épouvantails sont agités de part et d'autres dans ce pays pour que les idées libérales puissent avoir un écho. Dans cette agonie, le sursaut est improbable et la moraline adoucit les maux... Pour combien de temps encore ?
Je crains désormais qu'il n'y ait qu'une situation de chaos qui puisse amener la France à opérer à un virage à 180° et à faire table rase de son système et de ses institutions. Nul doute que ce chaos attend son heure et approche... comme en témoignent la crise des banlieues et le soulèvement récent à la Gare du Nord (Paris) : la France se révèle être chaque jour davantage une poudrière, la société de la Peur se matérialise. Il y a de quoi être inquiet et il faut bien admettre qu'il serait préférable qu'une "Révolution légale" puisse canaliser ces énergies. Visiblement, les sceptiques sont nombreux et se reconnaissent vite entre eux. Dès lors, "le feu couve sous la cendre", le PS voit juste mais oublie étonnamment d'en assumer sa part de responsabilité. Un peu facile !

dimanche 15 octobre 2006

Perfusion libérale #6

Vous l'avez constaté, j'ai peu de temps à accorder à ce blog en ce moment. (Est ce bien nouveau d'ailleurs ?)
Heureusement, certains publient un peu plus que moi. Je vous propose donc à nouveau une rapide revue de presse...

- A lire La grande mascarade, le coup de gueule estival de Jean-louis Caccomo. Dans ces circonstances, nous ne pouvons qu'espérer qu'Alternative Libérale parvienne à se faire entendre durant cette course à la présidentielle puisque AL semble de plus en plus être la seule alternative à l'élection d'un président-clown.

- A voir le toujours très drôle dessin libertarien 29 de Laure Allibert.

- A signer la pétition Oneseat pour un siège unique du Parlement européen à Bruxelles et pour nous, contribuables européens, pour une économie de 200 millions d'euro. Déjà 1.042.066 signatures !

- Et vous, faites-vous partie de la génération "hors PC" ?

- A lire "Le triste état du libéralisme Français".

- A lire l'interview d'Edouard Fillias, candidat officiel d'Alternative Libérale à la Présidentielle 2007, qui a d'ailleurs désormais son blog.

- A lire les chroniques patagones, "Académies du crime", "Pays généreux", "Guignol's Band", "655.000 morts en Irak !" etc. A lire tout court !

- A voir, "Rayez la Turquie". Je ne soutiens pas l'initiative mais je ne suis pas non plus favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE à l'heure actuelle. Je crois que ni l'UE, ni la Turquie ne sont vraiment prêtes pour cela. Chaque chose en son temps !

- A lire "Tabagisme passif : laissez faire le marché". Je ne fume pas, je n'aime pas la fumée mais je ne soutiens pas cette loi liberticide. Non-fumeurs, créons la demande, nous aurons l'offre ! Pas besoin de loi pour cela.

- A lire "Le socialisme de l’amusement". Sacrée Nuit blanche ! (et clin d'oeil à Ted Stanger)

samedi 23 septembre 2006

SNCF et Anticipation

C'est sans surprise que la SNCF a été incapable de contenir le succès de son opération promotionnelle (les fameux billets à 5 euro) mercredi.
On savait déjà que 3 flocons de neige en hiver sur les rails suffisaient à bloquer dans son intégralité le réseau ferroviaire en Ile-de-France. L'anticipation n'a jamais été le fort de la SNCF, la gestion des crises non plus et pour cause : nous ne sommes que de vulgaires usagers et non des clients.
Personne n'aura donc été surpris en arrivant sur le site voyages-sncf.com mercredi midi de voir une page pleine d'erreurs en anglais. Il faut avoir le sens de la dérision et réjouissons-nous, la SNCF n'a pas de problème avec ça !
L'incapacité de l'entreprise à prévoir la charge et à répondre avec un minimum de professionnalisme à la demande était évidemment annoncée. Sûr qu'un billet à 5 euro est attractif quand on connaît le prix d'un billet de train en temps normal !

Je remercie la SNCF de me confirmer à chaque rendez-vous, événementiel ou pas, son incroyable incompétence. Le scénario était d'autant plus prévisible après la déconvenue déjà risible du lancement du GéoPortail d'IGN. A qui le tour et à quand une entreprise publique qui anticipe ?

Je crois qu'on a bien mieux à faire de notre argent que de financer ces entreprises et leur(s) service(s) foireux. J'en appelle aux bienfaits de la concurrence et au coup de pied dans la fourmilière !

lundi 5 juin 2006

Quand le Café de la Danse oublie de communiquer...

Avec une communication digne des entreprises publiques françaises (c'est dire l'ampleur de la catastrophe puisque la communication y est au mieux inexistante ou incommensurablement médiocre !), le Café de la Danse mérite ce soir toutes mes félicitations.

Après plusieurs centaines de concerts, je n'avais en effet jamais fait le constat d'un tel irrespect et d'un tel manque de professionnalisme de la part de responsables d'une salle de concert. Même le Nouveau Casino, maître sur ce terrain depuis sa légendaire feuille froissée annonçant, 15 minutes après l'heure initiale, un retard d'1H30 dans un froid terrible, ne fait aujourd'hui pas le poids. Pour trouver aussi lamentable, il faudrait évidemment invoquer les grands monopoles publics car ils sont les seuls à ne pas avoir de compte à rendre à leurs clients usagers (tout du moins à le penser !).

Pourquoi ce coup de gueule ? Tout simplement pour rappeler que lorsqu'un concert est annulé, la moindre des politesses est d'en informer le spectateur (ici le client !) et le minimum en matière de communication est d'indiquer à l'entrée de la salle, à ce spectateur, qu'il peut rentrer chez lui.
Il est certain, cela ne lui rendra pas le sourire sur le moment, mais à défaut, cela lui évitera de perdre trop de temps à attendre une annonce officielle qui ne viendra pas.

Merci de m'avoir fait perdre près de 3H aujourd'hui. Cela est tout simplement inacceptable et inexcusable, quelque soit la raison de cette annulation.

J'admets être (un peu) énervé et (accessoirement) déçu. Ça se paye.

mardi 23 mai 2006

Internet et Plagiat #1

Cela fait maintenant plusieurs années que les contenus de mes sites sont copiés sans autorisation sur d'innombrables sites Internet et magazines papiers.
Avec le temps, je n'y prête plus grande attention puisqu'il s'agit pour la plupart de skyblogs minables peu compromettants pour mes activités. J'ai en revanche davantage de mal à digérer que mes brèves "Scarlett Johansson" soient copiées par des "professionnels" sans accord préalable. Vous avez bien lu. (les plus naïfs d'entre vous ont le droit d'être surpris !)

Certes, je pourrais m'en réjouir puisque cela me prouve à priori que mon contenu n'est pas trop mauvais. Seulement voilà, comment dans ces conditions puis-je rendre mon activité crédible aux yeux de mon lecteur ? En effet, que va-t'il déduire s'il retrouve mon contenu sur un autre site, au grand hasard (du moment) sur Commeaucinema.com (!) ? Comment cet internaute, peu au fait des pratiques douteuses de bon nombre de pigistes incapables, peut-il entrevoir un instant que le plagieur est ce "professionnel" qui publie sur un site reconnu ? Malheureusement, je crains qu'il ne puisse pas et ce ne sera pas celui qui signe de ses petites initiales pathétiques sur un grand site mais celui qui pourtant signe de son nom sur son fansite qui sera irrémédiablement catalogué comme le honteux plagieur, faute de "faire le poids".
Je ne peux évidemment pas accepter cette déplaisante injustice et ce billet sera la trace incandescente (et indélébile) de ce refus !

Merci tout de même à L.C. d'être professionnel au point d'en oublier... sa dignité.