Anthony Stéphan

mercredi 2 mai 2007

Venin gauchiste et fantasme centriste

Je suis tout à fait consterné quant à la tournure prise par cet entre-deux-tours de la Présidentielle.

L'entreprise de diabolisation mise en route par le Parti socialiste à l'encontre du candidat Nicolas Sarkozy est écoeurante et inacceptable. Il est bien connu que la peur (de perdre) engendre la Haine. Faut-il rappeler aux socialistes que l'amplitude du déclin de la France mérite pourtant un peu plus de considération et de sérieux ?
La gauche confirme dans cette dernière ligne droite qu'elle n'a absolument rien d'autre que des menaces à proposer aux Français et qu'elle n'a pas l'intention de faire autre chose que d'agiter des épouvantails. On peut reconnaître qu'elle détient d'ailleurs là un rare savoir-faire !
Dans ces circonstances, il serait suicidaire de lui confier les manettes d'un pays qu'elle a déjà, de surcroît, tant plombé par le passé.

Il en va naturellement de même à propos des accusations à répétition de François Bayrou au sujet d'hypothétiques pressions médiatiques de Nicolas Sarkozy.
Si François Bayrou a des éléments que les Français ignorent, il est à présent urgent qu'il les rende publics. Dans le cas contraire, qu'il s'abstienne de diffamations honteuses, qu'il accepte sa défaite en laissant le second tour aux candidats qui y sont et surtout, par pitié, qu'il prépare un programme pour 2012 !
Je pense que tout ceci n'est une fois de plus pas sérieux et relève du fantasme. BFM et RMC l'ont prouvé en organisant sans difficulté le fameux débat "interdit" entre Ségolène Royal et François Bayrou samedi dernier. Toute une affaire pour entendre Ségolène Royal proposer publiquement à François Bayrou de "dépenser ensemble" l'argent des Français. Nul doute que le contribuable appréciera tant d'enthousiasme et d'ouverture ! Tout ceci est prometteur.
Pour le reste, les médias qui n'ont pas été en mesure de mettre sur pied ce débat sont tout simplement tombés dans l'autocensure. Rien de neuf au sein du quatrième pouvoir !

Je me réjouis de voir ce bal de faux-cul prendre fin dans quelques jours et avec lui, les tractations incompréhensibles, les ralliements de polichinelles, les retournements de veste surnaturels, les lynchages honteux, le matraquage insupportable et le suivisme atterrant des médias.

Il est de plus en plus probable que je revienne sur mon intention de vote du second tour (blanc) pour un vote en faveur du candidat conservateur. Si la rupturette sarkozyste m'apparaît toujours peu convaincante, les lumières de Sully1, Jacques Garello, Jean-louis Caccomo et du dernier numéro de Contribuables associés m'invitent à mettre mes convictions libérales entre parenthèses quelques jours et à épargner (dans une certaine mesure) à la France cinq nouvelles années d'esclavage collectiviste. Une dose qui lui serait sans nul doute fatal comme l'a bien compris l'arriviste socialiste de dernière minute, Jacques Séguéla.

Pour autant, je vois mal comment on peut résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés et que cela soit clair, si je fais ce choix d'ici dimanche, ce ne sera pas un choix de conviction et de soutien.

samedi 11 novembre 2006

Ségolène veut remettre au travail les enseignants...

La vidéo "volée" de Ségolène Royal annonçant ses "projets secrets" pour les professeurs de collège fait sensation dans les médias. Tout est bon pour pimenter les derniers jours de la primaire socialiste et vanter la réactivité et la transparence permises par l'Internet citoyen.

Ce discours m'a beaucoup amusé car on observe parfois, dans des instants de lucidité inouïs, une prise de conscience socialiste sur la condition privilégiée de certains de leurs électeurs. Comme si le clientélisme devenait intenable (même pour un socialiste) passé un certain degré d'absurdité. Dommage de ne pas observer ce même phénomène sur l'hypocrisie et la démagogie !

Compte tenu de la situation actuelle, je suis favorable aux 35h pour les professeurs de l'enseignement publique, sachant qu'ils en font beaucoup moins pour l'heure et que je me suis toujours demandé qu'elle en était la justification (sans me faire trop d'illusion sur celle-ci...).
En revanche, pourquoi s'adresser uniquement aux professeurs des collèges ? Je pense que l'ensemble du corps professoral de l'enseignement publique doit suivre ce mouvement : la récrée est terminée.
On peut discuter sur la manière dont les professeurs occuperaient ces 35h, il ne s'agit évidemment pas de faire 35h de cours mais de répartir ces heures entre les cours, les corrections, la recherche, les formations, le soutien scolaire etc.

Il y a de quoi faire pour réformer notre Education Nationale en faillite, je vous invite à signer cet appel pour la Refondation de l'Ecole. C'est à mon avis encore insuffisant mais c'est un premier pas nécessaire...

dimanche 15 octobre 2006

Perfusion libérale #6

Vous l'avez constaté, j'ai peu de temps à accorder à ce blog en ce moment. (Est ce bien nouveau d'ailleurs ?)
Heureusement, certains publient un peu plus que moi. Je vous propose donc à nouveau une rapide revue de presse...

- A lire La grande mascarade, le coup de gueule estival de Jean-louis Caccomo. Dans ces circonstances, nous ne pouvons qu'espérer qu'Alternative Libérale parvienne à se faire entendre durant cette course à la présidentielle puisque AL semble de plus en plus être la seule alternative à l'élection d'un président-clown.

- A voir le toujours très drôle dessin libertarien 29 de Laure Allibert.

- A signer la pétition Oneseat pour un siège unique du Parlement européen à Bruxelles et pour nous, contribuables européens, pour une économie de 200 millions d'euro. Déjà 1.042.066 signatures !

- Et vous, faites-vous partie de la génération "hors PC" ?

- A lire "Le triste état du libéralisme Français".

- A lire l'interview d'Edouard Fillias, candidat officiel d'Alternative Libérale à la Présidentielle 2007, qui a d'ailleurs désormais son blog.

- A lire les chroniques patagones, "Académies du crime", "Pays généreux", "Guignol's Band", "655.000 morts en Irak !" etc. A lire tout court !

- A voir, "Rayez la Turquie". Je ne soutiens pas l'initiative mais je ne suis pas non plus favorable à l'entrée de la Turquie dans l'UE à l'heure actuelle. Je crois que ni l'UE, ni la Turquie ne sont vraiment prêtes pour cela. Chaque chose en son temps !

- A lire "Tabagisme passif : laissez faire le marché". Je ne fume pas, je n'aime pas la fumée mais je ne soutiens pas cette loi liberticide. Non-fumeurs, créons la demande, nous aurons l'offre ! Pas besoin de loi pour cela.

- A lire "Le socialisme de l’amusement". Sacrée Nuit blanche ! (et clin d'oeil à Ted Stanger)

jeudi 29 juin 2006

Quand Fabius mange à tous les râteliers...

La nouvelle est largement diffusée depuis quelques jours dans la Presse. Laurent Fabius a décidé d'ouvrir l'un de ses meetings sur une chanson du chanteur CALI, "C'est quand le bonheur ?". Inutile de dire que cette chanson est connue de tous en France, tout du moins de ceux qui s'intéressent un minimum à la Chanson française de ces dernières années. Inutile aussi de préciser que cet artiste, bien qu'il s'affiche assez clairement comme étant de "gauche", n'a jamais donné son accord à Laurent Fabius pour une telle utilisation.

CALI est devenu au fil des années l'un des artistes majeurs de notre pays, un artiste résolument populaire et relativement engagé. Aussi, en apprenant la nouvelle par ses fans via son blog, il a annoncé en début de semaine, par communiqué de presse, qu'il souhaitait que sa chanson ne soit plus utilisée par Laurent Fabius dans le cadre de sa campagne présidentielle car il ne soutient pas sa candidature.

Que dire si ce n'est qu'il est difficile de ne pas comprendre cette décision éclair tant l'action de cet homme politique laisse à désirer. Autant quand Nicolas Sarkozy envoie "l'Envie" de Johnny Halliday dans ses meetings, personne n'est vraiment surpris puisque l'artiste n'a jamais caché sa proximité avec le responsable du parti, autant sur ce coup là, les fans semblent ne pas avoir vraiment compris l'affiliation et CALI ne cache pas qu'il "aurait été plus courtois de (lui) demander (son) autorisation". Et pour cause, le préjudice est évident, surtout avec un deuxième album titré "Menteur".

Ce n'est pas la première fois que Fabius est "désavoué" dans sa tentative de récupération des gauchistes amateurs / auteurs de (bonne) musique, il avait déjà eu un accueil douloureux à la Fête de l'Humanité l'an dernier. Il va donc falloir que Mr Fabius comprenne que la France a certes dit Non il y a un an mais qu'elle est loin de lui avoir dit Oui pour autant.

A l'heure où Ségolène Royal pique la vedette à tous les dinosaures socialistes, on comprend aisément qu'un "vrai rebelle" comme Fabius doit se faire remarquer. Ceci est encore une fois plutôt amusant. Même le "facteur" doit bien se marrer...

samedi 24 juin 2006

Perfusion libérale #3

- A voir, Alternative Libérale qui dévoile une partie de son programme social dans une conférence à Sciences Po Paris le 10 juin. Très rafraîchissant à l'heure où la température explosait le thermomètre à l'extérieur. On regrette cependant une fois de plus la qualité médiocre du filmage.

- A consulter, "J'aime pas les riches", un blog satirique sur François Hollande, quelques répliques tordantes qui montrent bien à quel point le socialisme est une politique de l'absurde et de la démagogie.

- A lire, l'incroyable affaire qui anime Action forêt durable équitable (AFDE) au Québec. Ou comment des taxes incitent à la déforestation...

- A lire, l'article "Faute de traiter au corps les questions clés : nul espoir, pas d'avenir", le point de vue lucide mais désespéré de Guy Millière sur l'Europe et la France.

- A voir ou entendre, François Bayrou dans un podcast sur BuzzBazar. De bons points (il est pour la révision de la répartition des sièges à l'assemblée, il est favorable à la suppression de l'ISF, il désapprouve le CSA sur la répartition du temps de parole des politiques, il est d'accord sur le besoin de renouvellement de la classe politique) mais quelques boulets bloquants (il reste timide sur la question du trop grand nombre de fonctionnaires et il considère normal le poids de l'impôt en France). Je suis pour le reste assez d'accord avec lui concernant l'adoption et le mariage par les couples homosexuels. Je crois en revanche qu'il faut distinguer clairement dans le discours le mariage religieux et le mariage civil. En ce qui concerne le mariage civil, l'Etat n'a pas à s'impliquer et ne doit avoir aucune autorité là dessus. Pour le mariage religieux, cela ne tient qu'à moi mais arrêtons ces conneries...

- A écouter, Vincent Feltesse, secrétaire national adjoint du PS aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, qui s'enflamme à propos du site Internet du PS. Il n'y a franchement pas de quoi...